Le lexique

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Epistémè


L’épistémè est la conception du monde, la pratique du monde d’un groupe social, à une époque.

Le concept d’épistémè est employé dans un sens plus large que le concept de paradigme.

Michel Foucault étudie les épistémès des époques successives – renaissance, âge classique, modernité – et suggère que nous sommes déjà dans un épistémè ultérieur. Cet épistémè peut porter le nom d’hypermodernité.

Il est intéressant de comparer les épistémès décrits par Foucault avec les médiasphères décrites par la médiologielogosphère, graphosphère, vidéosphère, webosphère.

Le terme est écrit « épistémè » - c’est en particulier le choix de Michel Foucault – mais aussi « épistémé » ou « épistémê ».

Le terme d’épistémologie désigne l’étude des épistémès avec deux sens distincts, celui d’ «étude critique des sciences » et celui de « théorie de la connaissance » - à partir de l’emploi du terme dans le monde anglo-saxon.

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Bibliographie

Michel FOUCAULT (1966) Les Mots et les Choses, Une archéologie des sciences humaines, Gallimard, NRF. Public. 1995 403 p. ISBN 2-07-029335-1

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pist%C3%A9m%C3%A8 »

Médiologie

La médiologie est une discipline intellectuelle apparue dans les années 1980.

Le texte fondateur en est le « Cours de médiologie générale » de Régis Debray. Cependant l’auteur lui-même souligne deux choses. La première est la posture modeste de la médiologie qui, selon lui, devrait s’appeler « médiographie » selon le modèle de la géographie. La seconde est que la médiologie est la « catalisation » d’éléments déjà explorés par des devanciers (Victor Hugo (« ceci tuera cela »), Walter Benjamin, Paul Valéry, Marshall McLuhan, Walter J. Ong, André Leroy-Gourhan, Gilbert Simondon, ont été parmi les précurseurs de la médiologie).

La médiologie n’a pas le statut de discipline universitaire. Comme la plupart des disciplines de l’hypermodernitésciences de l’information et de la communication, sciences de l’éducation et de la formation, gérontologie, etc. - la médiologie a pour approches la multidimensionnalité et la multiréférentialité.

Ainsi outillé, le médiologue étudie deux phénomènes concomitants. Le phénomène le plus « simple » étudié est l’influence d’une culture sur la production ou l’adaptation de moyens techniques. Le second phénomène est l’évolution, le changement des mentalités et des comportements d’un groupe humain lorsque ce dernier s’approprie une nouvelle technologie de transport des textes – l’imprimerie ou l’Internet. Mais également les changements dans la vision de soi et du monde lorsque la vitesse des véhicules augmente – adoption du cheval ou du TGV.

Ce modèle heurte d’autres explications causalistes des changement sociaux en particulier. La médiologie se veut faiblement causaliste, considérant que le chantier de l’inventaire des apparitions simultanées d’innovations techniques et de nouveaux mode de penser sur 300 siècles est vaste et que la détermination des causalités n’est pas une priorité.

La culture est étudiée par la médiologie soit au niveau le plus global (religion, art, politique, langue) soit au niveau du quotidien (dispositifs, usages, croyances, etc.).

L’évolution du « composite complexe » technique/culture est particulièrement observable via des études longitudinales/historiques. L’émergence de nouvelles pratiques sociales, de nouvelles manières de penser se voit mieux lorsque – c’est ce que fait par exemple Michel Foucault – on étudie les épistémès des époques successives – Renaissance, Âge classique, modernité, hypermodernité. Le médiologue observe les corrélations entre les évolutions épistémiques et celles des véhicules techniques et sociaux.

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Voir aussi

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Bibliographie

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Lien externe

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diologie »

Recherche inchoative

Il serait possible d’établir une longue liste de chercheurs qui ont introduit une publication ou un ouvrage par des locutions telles que « ceci n’est qu’un premier défrichage », « ce travail est une première étape », etc..

Pour une partie de ces auteurs, la locution n’est pas une démonstration de modestie mais la définition de leur posture épistémique. Il s’agit effectivement d’auteurs dont la spécificité est d’être des « commenceurs ».

Par exemple, l’ouvrage « Les mots et les choses » est défini comme tel par son auteur, Michel Foucault. Effectivement, l’herméneutique des discours des différents épistémès peut être prise comme texte initial par une palette d’auteurs qui y articuleraient d’autres analyses psychologiques, sociologiques, etc..

L’adjectif « inchoatif » [1] (http://fr.wiktionary.org/wiki/inchoatif) est employé pour désigner ce type de recherche « de première étape ».

On trouve, par exemple "Le caractère inventif et inchoatif de la recherche d'Aristote." in Document CNRS

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherche_inchoative »

 

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