Lorsqu'année après année le chercheur pense dans et avec le monde de l'Internet, sa logique, ses modes de raisonnement - au sens le plus "hard" de système neuronal - s'organisent selon ce modèle.
"On ne peut pas penser dans les termes de l'épistémè précédent" (Foucault, 1966; Debray, 1991) est une règle qui s'est appliquée au fil des millénaires. Certes, dans l'entre deux, tel individu peut être plus ou moins acculturé à l'épistémè suivant. C'est par exemple ce que l'on observe lorsque les romains mono-caméraux "civilisent" les gaulois bicaméraux. Voir la fiche : "La pensée bicamérale des Gaulois et de toutes les cultures à leur début" ../../les_articles/guipe/bicameral.htm.
Mais lorsqu'un individu a "basculé" dans le nouvel épistémè la "chose" est définitive.
C'est ainsi que le contenu du présent mémoire est pensé "totalement" dans l'épistémè hypermoderne avec Internet. Donc en terme de "modules de savoir". Nous avons en effet vu que - en particulier pour une indexation correcte des documents par Google - l'auteur se voit "obligé" de réaliser des documents mono-thématiques.
Les articles monothématiques sont donc l'élément premier du mémoire comme grenier de savoirs. Ce n'est qu'à posteriori que la version papier est écrite comme "l'histoire d'un chercheur qui construit un grenier de savoirs". Cependant, pour une part des savoirs, il n'y a aucune valeur ajoutée à les inclure dans le fil de cette histoire.
Par exemple l'article "L'application de dialogue par l'annotation DiAnnot" trouve bien mieux sa place dans l'ensemble des articles "hors histoire".
Cela correspond "un peu" à ce qu'étaient traditionnellement les annexes d'un mémoire avec cependant une différence. Si l'écriture de l'article est suffisamment avancée - on se rapelle que le projet est inchoatif - alors il y aura des hyperliens internes et l'article sera référencé par Google.
In découle de cette organisation qu'un article peut peut être "appelée" à partir de plusieurs endroits du mémoire-histoire ou depuis un autre article-histoire externe.
Ces articles sont classés dans quatre ensembles (i) dossier "épistémè" pour ce qui est des éléments les plus en amont, concepts et auteurs (ii) dossier "guipe" pour ce qui est de composites où terrain et concepts s'entrelacent - c'est le cas de l'article cité ci-dessus puisqu'au départ il y a une rencontre de terrain avec une pièce gauloise et ensuite l'entrelacement avec le concept de pensée bicamérale de Julian Jaynes et le texte "original" du mythe de Babèl.
Ensuite (iii) le dossier "technè" correspond en particulier à la technographie de la troisième partie du mémoire. Enfin (iv) le dossier "logo-sémio".