Notes

 

Introduction

 

i.1. Leitmotiv

Leiten, en allemand, c'est "conduire, guider, mener, diriger". - führen ayant un sens très proche "conduire, mener, guider;donner la main, le bras à". (1)

Un leitmotiv - dans une oeuvre musicale ou textuelle - c'est un élément qui prend le lecteur par la matin et le guide au travers de la forêt discursive sur un "chemin à thème".

Dans le présent travail un leitmotiv est une phrase de l'auteur ou une phrase citée qui indique une caractéristique d'un des chemins vers où se dirige la recherche.

(1) Source : Pierre Grapin (sous la direction de) Grand dictionnaire Allemand-Français 1991-95.

Chapitre 1.1.

1.1.1.

Tanguy, film d'Étienne Chatiliez 2001.

1.1.2.

Gustave Flaubert, selon un autre écrivain, aurait écrit : "Je ne sais qu'une phrase est bonne qu'après l'avoir faite passer par mon gueuloir". Le gueuloir est un mot familier désignant la bouche en tant qu'instrument à gueuler. L'auteur de mémoire de thèse tente - en lisant lui aussi son texte à haute voix - de vérifier si ses phrases "coulent". C'est ainsi que s'il écrit "sciences de l'information et de la communication, sciences de l'éducation et de la formation et "sciences techniques sociétés" ça ne coule pas du tout. Par contre "info com, SEd et sciences studies" coulent mieux à condition d'en donner la définition pour le lecteur qui n'est pas familier avec ces trois "raccourcis".

1.1.3.

Pour les deux premiers voir LEWIN (1935) et LE MAREC (2002) ; pour l'hybride psycho-sociologie, voir MOSCOVICI (1988).

1.1.4.

Il est important de ne pas confondre ce que fait le chercheur et ce qu'il dit qu'il fait par exemple lorsqu'il lui faut demander des subventions sur un projet précis. Le système "bureaucratique" lui demande alors de produire des hypothèses et/ou une problématique. Il le fait en sachant que ses découvertes seront peur-être d'un tout autre ordre. L'important est que l'argent public ou privé soit bien utilisé.

1.1.5.

DISTIC Dispositif Socio-technique d'Information et de Communication

Chapitre 1.2.

1.2.1.

Nous verrons avec Julian Jaynes et Lakoff et Johnson que la métaphore metafor‹ est l'outil le plus puissant pour faire comprendre. Il s'agit, pour expliquer un "inconnu" (le métaphrande) de trouver un élément mieux connu (le métapheur). Par exemple, lorsque Michel Foucault parle de discours positif, la qualité du discours est le métaphrande qui est expliquée par le métapheur "positif" qui, depuis le XIIIe siècle veut dire "certain, réel".

Comme pour toute métaphore, la condition nécessaire est que le lecteur ait un petit intérêt pour le métapheur (ici la musique) qui illustre le discours positif (le métaphrande). Un texte sera consacré à la description du comment de la métaphore comme constitutive de la langue ET du discours scientifique.

1.2.2.

Je me vois obligé de faire quelques modifications par rapport à la traduction faite par Guy de Montjou pour être plus proche du texte de Julian Jaynes pages 48 et 49 de l'édition de 1990.

Chapitre 1.4.

1.4.1.

"Inchoatif" est un terme initialement employé par les linguistes. Il est progressivement usité pour désigner un processus de commencement. Plus généralement, les classes identifiées par les linguistes "inchoatif, itératif, intensif, progressif, télique, terminatif, diminuatif" peuvent s'appliquer aux postures épistémiques des chercheurs. J'y ajoute "continuatif".

1.4.2.

In Profil de poste au CNRS SHS 11 • Sens commun, mémoire et imagination dans la tradition péripatéticienne grecque, latine et arabe

http://www.k-projects.com/cnrs_postdocs_2005/public/departement_details.php?IdDpt=11&Dep=SHS&NumOffre=11

Chapitre 2.2.

2.2.1.

"Ce qui était remarquable (dans le temple de Jupiter), c'était un char qui, assurait-on, avait transporté le père de Midas, Gordios. [...] Le joug était une curiosité car bien des nœuds s'y mêlaient les uns aux autres dans un confus enchevêtrement. Puis comme les indigènes affirmaient que, d'après la prédiction d'un oracle, celui qui dénouerait le lien inextricable serait le maître de l'Asie, le désir vint au cœur d'Alexandre de réaliser cette prédiction. [...] La série des nœuds était si compacte que ni la réflexion ni la vue ne permettait de saisir d'où partait cet entrelacement et où il se dérobait. [...] Sans résultat, Alexandre lutta longuement contre le secret de ces nœuds."Peu importe," dit-il alors, "la façon de les défaire" et de son épée il rompit toutes les courroies, éludant ainsi la prédiction de l'oracle - ou la réalisant." Quinte-Curce, Histoires, III, 1,14-18

http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/alexan/alex2t2.htm

2.2.2.

A l'instant où j'écris cette phrase, je lance une recherche sur le disque dur de mon ordinateur pour voir si cette idée de malaise face au "nouveau" est présente chez d'autres lecteurs. Je suis surpris du résultat.

Malaise face au modèle des topoï en forme d'écumes "les universitaires, déjà, ressentent un malaise, les néo-sérieux pincent les lèvres, les syndicalistes exprimeraient des objections s'ils en entendaient parler." SLOTERDIJK (2005) p. 766-7
Malaise face à une lecture "de gauche" de l'œuvre de Martin Heidegger "Je n’ignorais pas non plus que cette terminologie « matérialiste » allait créer un malaise certain chez les heideggeriens de tendance néopiétiste" SLOTERDIJK (2000)
Malaise face au texte de Michel Foucault (1966), Les mots et les choses "j’éprouvais à le lire un mal au cœur indescriptible. Aujourd’hui, je sais que ce désarroi était un réflexe, ou plutôt un signal d’alarme m’indiquant que j’étais irréversiblement entraîné dans un mode de pensée décisivement non-hegelien et non-kantien." SLOTERDIJK (2000)
Malaise face à une étrange classification "Ce texte de Borges m'a fait rire longtemps, non sans un malaise certain et difficile à vaincre." FOUCAULT (1966)
Ardoino et Berger à propos des crises de la postmodernité "est ce qu'on ne se retrouve pas en proie à un malaise profond actuellement traversé par la pensée scientifique ?" ARDOINO (1997)

 

Chapitre 2.4.

2.4.1.

Un texte sur les jeux ce cartes et la xylographie nous éclaire sur les techniques de "polycopie" avant la naissance de l'imprimerie de Guttenberg.

"D'abord, on avait dessiné et colorié grossièrement à la main ces grandes cartes tarotées, hautes de six ou sept pouces, que maniaient les joueurs du moyen âge, bien avant la folie de Charles VI, bien avant Jacquemin Gringonneur, leur prétendu inventeur. Ensuite, la vogue de ce jeu croissant, on avait recouru, pour accélérer la fabrication des cartes, à ces patrons découpés qu'il suffisait de poncer sur le carton avec des encres de diverses couleurs, pour dessiner et enluminer une carte d'un seul coup. Procédé ingénieux, en usage dans d'autres métiers, puisqu'on peut affirmer, selon Jansen, que pour les initiales si chargées d'ornements dans les manuscrits, quelques copistes n'employèrent pas d'autre moyen, à partir du sixième siècle, et que plus d'un livre de plain-chant du treizième au quatorzième siècle paraît encore n'avoir pas été exécuté autrement ; mais procédé surtout fort ancien, si, comme c'est probable, les Égyptiens recouraient à de pareils patrons pour les dessins si uniformément réguliers de leurs caisses à momies, et s'il faut croire enfin, avec de Caylus, que, sur les vases dits vases étrusques, les premiers linéaments du dessin n'étaient pas appliqués d'une autre manière : « Quand la couverte noire ou rouge était sèche, dit le savant antiquaire, le peintre, ou plutôt le dessinateur, devait nécessairement poncer ou calquer son dessin ; et selon l'usage de ce temps là, il n'a pu se servir, pour y parvenir, que de lames de cuivre très minces, susceptibles de tous les contours et découpées, comme l'on fait aujourd'hui de ces mêmes lames pour imprimer les lettres et les ornements. Il prenait ensuite un outil fort tranchant, avec lequel il était le maître de faire, ce qu'on appelle de réserve, les traits les plus déliés ; car il emportait et ôtait la couverte noire sur ce qui devait être clair. » Ce ponçage en découpures, dont le secret avait été renouvelé des Égyptiens et des Étrusques par nos enlumineurs d'initiales et nos cartiers, ne fut bientôt plus assez expéditif lui même pour la multiplication des cartes à jouer. C'est alors que, par un souvenir de l'empreinte des cachets antiques, et surtout de ces sceaux du moyen âge qui, trempés dans l'encre, comme celui de Guillaume le Bâtard, scellaient et signaient une charte sur laquelle on les appliquait, on eut l'idée de tailler l'image des cartes dans d'épaisses planches de bois, qui, enduites d'une encre grasse, découvertes tout d'abord, puis appliquées fortement sur le carton, reproduisaient cette image à l'infini. La gravure en bloc, ou xylographie, qui de la fabrication des cartes s'étendit bientôt à celle des images de saints et des pieuses légendes, étant ainsi trouvée et ayant tout d'abord constitué, tant son succès avait été rapide et immense, les deux riches confréries des tailleurs de bois et des peintres de lettres ou imagiers, l'invention de l'Imprimerie était proche : il semble même qu'on la voit déjà poindre sous le procédé xylographique, son précurseur nécessaire."

in P. Lacroix, E. Fournier et F. Seré, Histoire de l'imprimerie Du manuscrit au livre imprimé http://www.textesrares.com/lacr056_70.htm

Chapitre 2.5. Notes d'Ardoino et Berger

2.5.1.

Cf. Jacques Ardoino, article ´"complexité" in Dictionnaire critique de la communication, 2 T., (Lucien Sfez dir.)., PUF, Paris 1994 et "La complexité revisitée" , communication, rencontre MCX, Aix-Marseille, juillet 1996.¶

2.5.2.

Dans ce sens, la nature a longtemps été censée avoir ´"horreur du vide" .

2.5.3.

Y compris au sens lacanien du terme.

Chapitre 2.8.

2.8.1.

Nous retrouvons régulièrement dans le présent travail la phrase "fondatrice" de Michel Foucault : "On mesure par là combien sont vaines et oiseuses toutes les discussions encombrantes pour savoir si de telles connaissances peuvent être dites réellement scientifiques et à quelles conditions elles devraient s'assujettir pour le devenir. Les "sciences de l'homme" font partie de l'épistémè moderne comme la chimie ou la médecine ou telle autre science; ou encore comme la grammaire et l'histoire naturelle faisaient partie de l'épistémè classique. Mais dire qu'elles font partie du champ épistémologique signifie seulement qu'elles y enracinent leur positivité, qu'elles y trouvent leur condition d'existence, qu'elles ne sont donc pas seulement des illusions, des chimères pseudo-scientifiques, motivées au niveau des opinions, des intérêts, des croyances, qu'elles ne sont pas ce que d'autres appellent du nom bizarre d'"idéologie"" Op. Cit. p. 376

Chapitre 3.3. Logo-sémiographie

3.3.1.

Je ne parle que du travail avec Google car (i) c'est le moteur de recherche leader (ii) ce qui en est dit est "portable" pour d'autres moteurs de recherche. Je ne traite pas de la question des annuaires qui indexent des sites mais uniquement des moteurs de recherche qui indexent des documents. On trouve un recueil de requêtes pour un document ici : /techne/diannot/requete_google_ontologie.htm Les fiches sur Google sont dans le répertoire /techne/googlexpert

Chapitre 3.4. Médiographie

3.4.1.

Deux traductions "notablement" différentes du mythe de Babèl.

Tour de Babèl La tour de Babel

Traduction de Chouraqui au plus près de l'hébreux http://nachouraqui.tripod.com/id83.htm

Traduction sur http://www.webphilo.com
1. Et c’est toute la terre, une seule lèvre, des paroles unies. Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots.
2. Et c’est à leur départ du Levant,
ils trouvent une faille en terre de Shin‘ar et y habitent.
Partis de l'est, les hommes trouvèrent une large vallée en Basse-Mésopotamie et s'y installèrent.
3. Ils disent, l’homme à son compagnon:
« Offrons, briquetons des briques ! Flambons-les à la flambée ! »
La brique est pour eux pierre, le bitume est pour eux argile.
Ils se dirent les uns aux autres: "Allons! Au travail pour mouler des briques et les cuire au four!" Ils utilisèrent les briques comme pierres de construction et l'asphalte comme mortier.
4. Ils disent: « Offrons, bâtissons-nous une ville et une tour,
sa tête aux ciels, faisons-nous un nom
afin de ne pas être dispersés sur les faces de toute la terre. »
Puis ils se dirent: "Allons! Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche au ciel! Ainsi nous deviendrons célèbres, et nous éviterons d'être dispersés sur toute la surface de la terre."
5. IHVH-Adonaï descend pour voir la ville et la tour
qu’avaient bâties les fils du glébeux.
Le Seigneur descendit du ciel pour voir la ville et la tour que les hommes [fils d'Adam] bâtissaient.
6. IHVH-Adonaï dit: « Voici, un seul peuple, une seule lèvre pour tous !
Cela, ils commencent à le faire. Maintenant rien n’empêchera pour eux
tout ce qu’ils préméditeront de faire !
Après quoi il se dit: "Eh bien, les voilà tous qui forment un peuple unique et parlent la même langue! S'ils commencent ainsi, rien désormais ne les empêchera de réaliser tout ce qu'ils projettent.
7. Offrons, descendons et mêlons là leur lèvre
afin que l’homme n’entende plus la lèvre de son compagnon. »
Allons! Descendons mettre le désordre dans leur langage, et empêchons-les de se comprendre les uns les autres."
8. IHVH-Adonaï les disperse de là sur les faces de toute la terre:
ils cessent de bâtir la ville.
Le Seigneur les dispersa de là sur l'ensemble de la terre, et ils durent abandonner la construction de la ville.
9. Sur quoi, il crie son nom: Babèl,
oui, là, IHVH-Adonaï a mêlé la lèvre de toute la terre,
et de là IHVH-Adonaï les a dispersés sur les faces de toute la terre.
Voilà pourquoi celle-ci porte le nom de Babel. C'est là, en effet, que le Seigneur a mis le désordre dans le langage des hommes, et c'est à partir de là qu'il a dispersé les humains sur la terre entière.

Lorsque l'individu hypermoderne "boude" le pentateuque et l'argile, il s'intéresse à la mythologie égyptienne et aux pyramides construites grâce à ... l'argile qui servait de lubrifiant sur les plans inclinés qui étaient faits de briques ... d'argile. (Georges Goyon, 1999) voir aussi Jean-Pierre Petit (2004)

Chapitre 3.6. Technographie

3.6.1.

Les possibilités sont de 255 valeurs pour chaque couleur primaire

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